Halte au feu !
Le débat budgétaire en cours à l’Assemblée nationale illustre tristement une constante française : chaque automne fiscal apporte son lot de taxes, de prélèvements, de contraintes nouvelles, toutes dirigées vers la même cible — ceux qui entreprennent.
Taxe Zucman « light » ou « lourde », pactes de transmission recadrés, holdings toisées, exit tax rétablie, contribution différentielle alourdie, TVA obligatoire pour les auto-entrepreneurs… L’imagination fiscale est sans limite, sauf lorsqu’il s’agit de soutenir la création, l’investissement ou la croissance.
Pourtant, la France bat des records alarmants : plus de 350 000 radiations d’entreprises et 70 000 défaillances sur les douze derniers mois. Plus de 430 000 entrepreneurs au tapis après une année 2024 du même acabit. Et malgré cela, le réflexe des gouvernants reste toujours le même : taxer plus, complexifier davantage, punir ceux qui osent.
Un pays dirigé par des élus étrangers à l’entreprise
Nos dirigeants, pour la plupart, n’ont jamais créé une activité, signé une fiche de paie ou affronté le risque. Ils connaissent les dépenses de l’État, pas la réalité d’une trésorerie d’entreprise. Ils gèrent la dépense publique comme on distribue un héritage, sans jamais s’interroger sur la façon de le produire.
Cette déconnexion est devenue dangereuse. À force d’ignorer le réel, la France se rabougrit : un pays où la réussite est suspecte, où l’impôt devient une morale, où l’on glorifie la redistribution plutôt que la production. Un pays obèse de son administration, mais anémique de son initiative.
Les entrepreneurs, moteurs du monde
Partout ailleurs, les entrepreneurs sont célébrés pour ce qu’ils sont : les moteurs du monde. Ceux qui innovent, qui créent l’emploi, qui prennent des risques pour faire émerger des solutions nouvelles. En France, ils sont tolérés… jusqu’à ce qu’ils réussissent.
Et pourtant, les Français eux-mêmes le savent. Le sondage IFOP pour le Cercle des Entrepreneurs Engagés révèle que :
– 77 % des Français sont favorables à l’engagement des entrepreneurs dans la vie publique ;
– 79 % jugent utile leur expérience du terrain en politique ;
– 65 % estiment que leur engagement moderniserait l’action publique et la rendrait plus efficace.
Autrement dit, le peuple croit davantage aux entrepreneurs qu’à ceux qui prétendent les gouverner.
Il est temps de parler haut et fort
Il est temps que les entrepreneurs fassent entendre leur voix — pas pour défendre leurs intérêts, mais pour défendre la France. Pour défendre une France de la croissance, de l’innovation, de la fierté productive. Une France ouverte sur l’avenir, pas recroquevillée sur son passé.
Face à un État qui se veut omniprésent mais se révèle inefficace, face à une fiscalité qui asphyxie, face à une société qui doute, les entrepreneurs doivent s’engager. Dans l’entreprise, dans le débat public, dans les institutions, dans les élections.
Rejoignez le Cercle des Entrepreneurs Engagés
Nous appelons tous les chefs d’entreprise, dirigeants, créateurs, artisans, indépendants et auto-entrepreneurs à rejoindre le Cercle des Entrepreneurs Engagés. À signer la Charte, à porter ensemble un message simple et fort : sans entrepreneurs, il n’y a pas de France forte.
La croissance, l’emploi, la prospérité ne viendront pas des ministères, mais de ceux qui entreprennent, innovent et osent.
Il est temps de se lever. Il est temps d’agir. Il est temps que les entrepreneurs parlent haut et fort. Signez la Charte des Entrepreneurs Engagés
Hervé Novelli, ancien ministre, président du Cercle des Entrepreneurs Engagés



